Uneven Growth Istanbul

Lieu :

MoMA, New-York et Biennale de Vienne au MAK

Mission :

Exposition présentée au Moma, New York (22 novembre 2014 – 25 mai 2015) puis à la Biennale de Vienne au MAK (11 juin 2015 - 4 octobre 2015)

Programme :

Préparation du catalogue et de la cimaise concernant la ville d'Istanbul pour l’exposition Uneven Growth : Tactical Urbanisms for expanding megacities, organisée par Pedro Gadanho et Phoebe Springstubb.

Equipe :

AAA (Atelier d’Architecture Autogérée) en collaboration avec Jérémy Galvan et Superpool (Istanbul)

Année :

2015

Catégorie :

Recherche

En 2030 la population mondiale atteindra 8 millions de personnes et ⅔ d’entre eux seront citadins, majoritairement pauvres et avec des ressources limitées. Les inégalités de développement (Uneven Growth) sont ainsi le principal défi auquel nos sociétés seront confrontées à travers le monde. Au cours des prochaines décennies, les hommes politiques, les architectes, les urbanistes, les économistes du monde entier devront unir leurs forces et travailler ensemble afin d’éviter des catastrophes économiques et sociales majeures et s’assurer de l’habitabilité de nos mégalopoles. Partant de ce constat et pour engager le débat international, les commissaires de l’exposition ont formé six équipes interdisciplinaires de chercheurs et praticiens devant proposer des solutions pour rendre soutenables 6 mégalopoles : Hong Kong, Istanbul, Lagos, Mumbai, New York, and Rio de Janeiro. Parmi ces équipes, l’Atelier d’Architecture Autogérée a été associée à l’atelier d’architectes istanbuliotes Superpool pour travailler sur la situation d’Istanbul. Istanbul se caractérise par un étalement urbain incontrôlé, effréné et commercial appuyé depuis 2010 par une politique étatique de transformation urbaine visant à remplacer les bidonvilles et quartiers considérés insalubres par des cités d’immeubles construites par Toplu Konut Idrasi (TOKI). «Gated communities» à la turque, ces ensembles consommateurs d’espaces autant que d’énergies reproduisent les tares des grands ensembles français des années 1960 (accessibilité automobile, entre-soi, manque de mixité, non respect des normes écologiques, constructions énergivores...). En tant qu’assistante de projet, Marguerite Wable a participé à la production des documents graphiques ainsi qu’à la réflexion sur les supports de présentation de l’exposition (cimaise et catalogue). Les différents documents produits visaient à dénoncer ce mode d’urbanisation tout en proposant des solutions multiscalaires pour rendre les modes de vie plus soutenables, favoriser la mixité et les relations de voisinage, privilégier les circuits courts ainsi que le partage des biens et des services en vue de limiter la surconsommation d’espaces.